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Le vaisseau abandonné était un laboratoire secret appartenant à une branche impériale spécialisée dans l’étude des anomalies historiques et scientifiques. Contrairement à la station minière, qui relevait des opérations industrielles classiques, ce vaisseau était déployé pour mener des recherches secrètes sur la stèle pendant que l’exploitation minière était encore en cours.
Son équipage était composé de scientifiques, d’archéologues et d’agents impériaux spécialisés dans la récupération et l’analyse d’artefacts anciens. Lorsqu’ils ont réalisé que la stèle était liée aux Shaoriens et au culte du Kam’Shagar, certains ont voulu détruire l’objet, d’autres ont tenté d’en percer le secret pour en tirer un avantage impérial.
Le fragment de la stèle qu’ils ont ramené à bord a déclenché des phénomènes inexpliqués. Peu à peu, l’équipage a disparu, effacé de la réalité ou assimilé par l’entité qu’ils cherchaient à comprendre.
Le vaisseau a été verrouillé de l’intérieur, et une transmission de détresse cryptée a été envoyée… mais l’Empire ne l’a jamais réceptionnée, ou a choisi de ne pas répondre. Il dérive depuis, oublié comme la station.
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Le vaisseau inconnu dérive en orbite de Luthéa-7, silencieux et immobile. Son architecture ne correspond à aucun modèle impérial, syndical ou confraternel connu. Il semble avoir été ici depuis longtemps, bien avant que la station minière ne soit abandonnée. Son blindage extérieur est marqué par les impacts du temps et par une corrosion anormale, comme si l’espace lui-même l’avait rongé. Pourtant, malgré son apparence vétuste, il n’émet aucun signal de détresse, aucune balise d’identification. C’est un vestige oublié, un fantôme métallique flottant dans l’ombre de Neptune.
L’intérieur est plongé dans une obscurité totale. Aucun système actif ne semble alimenter la structure, et pourtant, des relevés bioélectriques détectent des variations d’énergie intermittentes, comme si quelque chose, ou quelqu’un, était encore en veille.
Le vaisseau est de taille intermédiaire, plus grand qu’un transport civil mais bien en dessous d’un croiseur impérial. Il s’apparente à un vaisseau scientifique ou à un modèle expérimental conçu pour des missions spécifiques. Son design est froid et angulaire, évoquant une technologie pré-impériale ou exotique.
L’entrée du vaisseau mène à une grande salle circulaire, probablement le pont de commandement. Contrairement aux vaisseaux modernes, les consoles sont réparties autour d’une sphère holographique centrale, maintenant éteinte. Les sièges sont encore en place, mais les harnais de sécurité pendent, détachés, comme si l’équipage avait quitté son poste en catastrophe. Sur les murs, des inscriptions effacées par le temps, gravées à même le métal.
L’atmosphère y est lourde, pesante, et une sensation oppressante entoure les visiteurs. Une odeur métallique âcre persiste, même en l’absence de toute ventilation active.
Le vaisseau comporte plusieurs sections de repos, où les couchettes et les effets personnels des anciens occupants sont encore en place. Rien ne semble avoir été dérangé depuis l’abandon du vaisseau. Certains lits sont défaits, des combinaisons spatiales traînent au sol, comme si l’équipage avait dû partir précipitamment.
Des traces de lutte sont visibles dans certains couloirs. Des griffures profondes marquent les parois en alliage renforcé. Certains accès sont condamnés, soudés de l’intérieur.
Plusieurs sections du vaisseau semblent avoir été conçues pour la recherche scientifique. Des cuves de stase sont alignées dans un laboratoire plongé dans la pénombre, leurs vitres fissurées. Leurs contenus sont inconnus, mais des marques de condensation laissent penser qu’elles ont été ouvertes récemment.
Dans la salle de stockage principale, des caissons verrouillés portent une symbolique étrange, inconnue des bases de données standards. Certains sont vides, d’autres émettent un signal thermique anormal.
La soute arrière est un immense espace vide, dépourvu de toute cargaison. Pourtant, en analysant les parois, il devient évident que quelque chose de massif y était entreposé, fixé par des attaches aujourd’hui brisées.
À l’extrémité du vaisseau, une porte blindée bloque l’accès à une dernière section. Contrairement au reste de la structure, celle-ci est intacte, hermétiquement scellée. Aucun moyen conventionnel ne semble pouvoir l’ouvrir, comme si elle obéissait à un autre type de verrouillage, une technologie que personne à bord ne comprend.
Le vaisseau inconnu semble avoir été abandonné dans l’urgence, mais les raisons restent floues. Certains indices suggèrent que l’équipage ne s’est pas simplement enfui :
Les inscriptions murales, bien que dégradées, font référence à un avertissement récurrent :
"Ne le réveillez pas."
Que s’est-il réellement passé à bord ? Pourquoi ce vaisseau est-il resté ici, figé dans le silence, sans trace de son équipage ?
La présence de ce vaisseau en orbite de Luthéa-7 ne semble pas être une coïncidence. Certains indices suggèrent qu’il est antérieur à la station elle-même, et qu’il pourrait être la véritable raison de la colonisation de cette lune.
Le vaisseau pourrait-il être la clé du mystère entourant les événements de Luthéa-7 ? Ou au contraire, représente-t-il la menace qui a condamné la station minière ?