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La stèle est beaucoup plus ancienne que l’Empire ou même l’humanité. Elle n’a pas été placée ici : elle était là bien avant que Luthéa-7 ne soit explorée. Son matériau ne correspond à rien de connu, et elle altère le temps et la mémoire de ceux qui s’en approchent.
Lorsqu’elle a été découverte, les scientifiques impériaux ont tenté de l’extraire et de l’étudier, mais cela a déclenché une réaction. Ceux qui l’ont touchée ont disparu ou ont fusionné avec la roche environnante. Certains ont perdu leur propre identité, oubliant jusqu’à leur nom.
L’équipe impériale a compris trop tard que la stèle n’était pas un simple artefact, mais un verrou, une ancre ou une balise. Elle n’a pas été laissée ici par hasard. Elle contenait ou retenait quelque chose.
L’Empire a abandonné la station pour éviter de réveiller ce qui était enfermé… mais le mal était déjà fait.
La stèle ne veut peut-être pas être dérangée… ou peut-être attend-elle d’être activée.
L’Empire a préféré l’oublier. Les joueurs feront-ils de même ?
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Les galeries souterraines sont les entrailles de la station, creusées pour extraire les minerais rares qui faisaient autrefois la richesse de Luthéa-7. Mais ces mines sont désormais désertes, leurs tunnels effondrés en plusieurs endroits. L’air y est plus lourd, comme si quelque chose pesait sur l’atmosphère elle-même.
Les rails des anciens chariots miniers sont tordus, comme s’ils avaient été frappés par une force colossale. Au détour d’un tunnel, une lumière étrange filtre à travers les fissures d’une paroi effondrée. Derrière, un espace plus ancien que la station elle-même se révèle.
Au centre de cette cavité se dresse une stèle massive, sa surface couverte de symboles inconnus, dont certains rappellent étrangement des glyphes observés dans les archives historiques de la Confrérie. Son matériau ne ressemble à rien de répertorié, et elle dégage une sensation de présence oppressante.
Autour, les vestiges de ce qui semble être une équipe d’excavateurs impériaux. Leurs combinaisons sont figées, incrustées dans la roche comme si elles faisaient partie de la paroi elle-même. Leurs visages, ou du moins ce qu’il en reste, sont tournés vers la stèle, figés dans une expression de terreur absolue.
Lorsque quelqu’un s’approche, un écho résonne dans l’air, un murmure inaudible mais bien réel, comme si une voix ancienne et lointaine tentait d’atteindre les nouveaux arrivants.
La salle est une cavité souterraine creusée naturellement dans la roche, mais les parois ont été retravaillées par des mains inconnues. Contrairement aux structures minières environnantes, ici, les surfaces sont polies, les angles trop précis pour être naturels. Une atmosphère différente s’en dégage, comme si la station s’arrêtait ici et qu’on entrait dans un autre lieu, plus ancien.
Des lueurs bleuâtres et dorées filtrent à travers de fines fissures dans la roche, créant un jeu d’ombres mouvantes qui donne à la stèle l’impression de changer de forme selon l’angle sous lequel on l’observe.
Posée au centre de la cavité, la stèle semble impossible à déplacer. Elle est ancrée profondément dans le sol, comme une excroissance de la roche elle-même.
Sa surface, d’un noir profond, est couverte d’inscriptions mouvantes, comme si elles n’étaient pas gravées mais projetées sur la matière elle-même. En l’observant de plus près, ces symboles ne sont jamais les mêmes d’un instant à l’autre.
Lorsqu’on s’en approche, une sensation de déjà-vu s’empare de l’esprit, comme si l’objet diffusait des fragments de mémoire qui ne nous appartiennent pas. Son contact avec une matière organique provoque des visions fugaces, des images indistinctes de paysages impossibles, de figures encapuchonnées et de structures cyclopéennes enfouies sous des océans disparus.
Un bip répétitif résonne à intervalles irréguliers, indiquant la présence d’un dispositif enfoui sous la stèle. Est-ce un mécanisme de verrouillage ? Un avertissement ? Une transmission en attente de réponse ?
La stèle n’est pas simplement un vestige. Elle réagit à la présence des intrus.