
Émergeant des résidus liquides laissés par les Pluies Noires, la créature goudroneuse est une entité amorphe et tentaculaire, évoquant une pieuvre d’ombre et de matière visqueuse. Son corps, à la fois dense et fluide, semble absorber la lumière, et sa peau est une surface huileuse d’où s’échappent en permanence des filaments mouvants. Elle ne possède pas de véritable visage, seulement une masse centrale ornée de fentes palpitantes, qui vibrent au rythme de sons gutturaux incompréhensibles.
Ceux qui l’aperçoivent décrivent une sensation de déjà-vu troublante, comme si la créature existait simultanément dans plusieurs moments du temps.
Les attaques physiques classiques ont du mal à l’affecter, les balles et les lames s’enfoncent dans sa masse avant d’être lentement absorbées. Seules des armes énergétiques ou des champs magnétiques peuvent réellement la perturber.
Toute personne en contact direct avec la créature ressent une altération de la perception temporelle. Les mouvements paraissent déphasés, et des échos de sons ou d’images apparaissent en décalé. Toute tentative d’action précise en présence de la créature est plus difficile.
Les tentacules de la créature s’enroulent autour de sa cible, l’empêchant de bouger librement. Chaque tentative pour s’échapper nécessite un jet de D20 contre la résistance du monstre. Si la cible échoue, elle sent sa peau se refroidir et son esprit s’embrouiller, comme si elle était en train d’être effacée.
La créature peut étendre son corps sur le sol et les murs environnants, rendant la zone difficilement praticable. Les déplacements deviennent plus lents, et ceux qui restent trop longtemps dans cette matière sentent leurs souvenirs s’effacer progressivement.
La créature pousse un cri qui n’a pas de source identifiable. Ceux qui l’entendent doivent faire un jet de D20 pour ne pas être submergés par des visions d’un monde qui n’existe pas encore, une réalité parallèle où leur propre existence est incertaine. Ceux qui échouent restent figés un instant, débattant intérieurement sur ce qui est réel ou non.
Selon les archives des Shaoriens, ces entités seraient des manifestations du Kam’Shagar, une émanation du chaos qu’ils vénèrent. Elles ne sont pas conscientes, mais servent d’avant-garde à une présence plus grande, préparant la matière à être réécrite.
D’autres théories suggèrent qu’elles ne sont pas véritablement des êtres vivants, mais des fuites d’une réalité parallèle, des projections d’un passé alternatif qui cherche à s’imposer.
Le MJ peut décider si cette créature est une anomalie isolée ou un signe avant-coureur d’une catastrophe plus grande.