Politique : Monarchie isolée
Dirigeant : Sultan Dounkhal Suley
Juridiction : Mercure

La Confrérie est née de la volonté de femmes et d'hommes qui n'ont pas voulu suivre l'ordre établi et créer leur propre civilisation selon des traditions ancestrales et des coutumes vieilles de plusieurs milliers d'années.
C'est en 1468 que des premiers colons s'installent sur Mercure, une planète chaude et aride, où la vie est quasi impossible. Mais en rassemblant les ressources nécessaire et en faisant preuve de persévérance, les consoeurs et confrères sont parvenus à leur fin, terrés dans l'ombre des cratères. Ce sont ces épreuves qui ont soudé les colons entre eux et les ont rendus plus fraternels que n'importe quel autre peuple.
Quelques décennies plus tard, ce peuple fier ambitionne d'envoyer des humains sur Alpha du Centaur, pour se lancer à la conquête des étoiles. Un immense vaisseau de plusieurs kilomètres de long, appelé l’arche solaire, est propulsé à une vitesse fulgurante vers la position de Centauri.
Malheureusement, personne ne saura jamais rien de ce qu'il est advenu de ces volontaires envoyés dans le vide spatial.
Lors de la guerre entre le Dominium et le Syndicat, la Confrérie reste à l'écart et étend son influence dans les petits mondes et les colonies mineures du centre stellaire, s'accaparant le monopole de la ressource la plus précieuse de la civilisation spatiale : le solarium.
Aujourd'hui, ils détiennent toujours cette ressource que l'on appelle la poussière d'étoile, et la vendent en échange d'argent, de protection, voire même d'autres ressources qui n'existent pas sur leur monde sous forme naturelle comme l'eau et l'oxygène.
Fiers et belliqueux, les Confrères sont un peuple qui sait se montrer mystérieux comme fascinant. Leur vie toute entière est consacrée à l'étude de l'histoire et des écrits passés, ce qui leur laisse peu de temps à développer les sciences et autres technologies.
Ils vivent par clans autonomes que l'on appelle les subpatries. Cachés dans les zones ombragées de leur monde, ils y étudient les astres, les écrits ancestraux ainsi que la poésie ou l'art du théâtre.
Savants et philosophes, ils règnent par l'expérience et par le savoir. Ainsi, celui qui en sait plus qu’un autre sur le passé et peut le démontrer a plus de reconnaissance aux yeux de la société.
Leur société est extrêmement sexiste, puisqu'elle sépare continuellement les hommes des femmes. Chacun a autant de chance de réussite que l'autre, mais la société toute entière sépare les uns des autres. Ainsi, lorsque l'on rentre dans un bâtiment, il existe souvent deux ailes consacrées aux même services, mais pour deux sexes différents.
Cependant, cette séparation ne concerne pas dans la reconnaissance du pouvoir, l'exercice des fonctions et la liberté individuelle. Une femme est tout aussi respectée qu'un homme à savoirs équivalents. La séparation ne concerne que les objets, symboles du quotidiens : les sanitaires, les cantines, parfois même les jardins et, pour certaines familles, les maisons personnelles.


Chez les Confrères, la science et ses applications ne sont pas interdites, mais extrêmement mal vues. En effet, ces derniers sont tournés sur des divinités de l'ancien monde, dont les traces remontent à l'anthropocène terrien, le monde originel de la vie.
Ainsi, ils ont divers croyances selon les clans. Certains sont polythéistes, mais la plupart croient en un seul dieu appelé le Miscordieu, dont le culte se pratique par la prière et la piété quotidienne.
Aucun mercurien n'est d'accord sur les nomination et les dogmes du culte, ce qui crée d'énormes tensions et parfois des schismes extrêmement violents entre subpatries.
On voit souvent des clans s’engager dans des guerres de religion, que l'on appelle les historiades. Ces historiades ont pour but de gagner par la force ce qui ne peut être expliqué par la raison.
Lors de ces guerres saintes, les peuples se déchirent dans des conflits féroces et dévastateurs. Lorsqu'un camp finit par gagner, il impose à l'autre sa vision de l'histoire, et donc sa vision des divinités. La guerre prend alors fin et les peuples s’unissent de nouveau.
Malgré ces luttes intestines, tous les confrères s'accordent à dire que le Kam'shagar représente le mal, et est donc est un danger pour toute forme de vie. Il est impensable qu’un mercurien vénère cette icône, qui représente pour toutes les religions la symbolique du démon, du diable et de tous les autres noms qu’il pourrait avoir.
Les mercuriens utilisent des appareils technologiques très anciens mais qui ont su faire leur preuves. Armes à poudres et pièces d'artillerie lançant des obus sont l'arsenal principal de leur armée. Bien que désuet, leur efficacité n'en est pas pour autant amoindrie.
Leurs vaisseaux militaires sont d'anciens modèles de voiliers stellaires, qui ont besoin d’une quantité de ressource astronomique pour se déplacer. Ces derniers créent des bulles d'air autour de l’appareil et luttent durant tout le trajet contre la pression et le vide de l'espace. Sous les voiliers, des condensateurs à gravité conservent l’atmosphère mais torture l’équipage qui subit une gravité légèrement plus forte que sur un astre tellurique.
Leur force de frappe n'est pas considérable, mais le décalage technologique avec les nouveaux bâtiments de guerre fait qu'il leur suffit de peu de manoeuvre pour venir à bout du plus avancé des destroyers. Le métal et le feu sont parfois plus efficaces qu'un laser à frappe chirurgicale.